MEXICO dans ta face
Une vie de voyages en photos et en histoires vécues
De la délégation de taches, et ses difficultés culturelles: épisode 1, la Chine…
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Le décor est simple. Le projet encore plus. Basé sur mon expérience, ca ne devrait pas poser de problème. Rien n’est moins sur… A force de voyager et de devoir s’adapter à chaque culture, force est de constater que chaque pays développe ses règles propres et bien malin celui qui pense pouvoir s’en affranchir. J’aurai aimé pouvoir lire ces quelques lignes il z a dix ans, Ca m’aurait fait gagner un temps précieux et surtout évité pas mal de stress. Mais bien sur comme je suis de ceux qui ne comprennent que dans la pratique, ca ne m’aurait pas beaucoup servit…Retournons à nos moutons, et à notre décor pour cette démonstration. Le décor: un mur, blanc, usé, un simple mur. Le projet: “c’est simple mon gars, il faut peindre le mur en bleu, tu as trois jours…” Définition du projet on ne peut plus claire: un mur, bleu, trois jours. Il faut maintenant déléguer tout ca en Chine, en France, en Suisse, et pour finir au Mexique. Et c’est la que tout se corse….

Je décris le projet à l’ouvrier chinois. Il me regarde intensément, s’imbibe de mes paroles. “蓝色 lan se”  bleu… j’indique le pot de peinture, il oscille de la tete, confirme qu’il a compris, facile. Je reviens au terme des trois jours pour le féliciter de son travail, et la stupeur: il est les bras ballants face au mur blanc immaculé et montre clairement des signes d’altération… Merde je croyais qu’on s’était bien compris pourtant, tout paraissait si clair. En fait il n’en est rien. Il a appliqué la règle numéro un en Chine: “plutôt ne rien faire, que faire une connerie”, et apparemment, il l’a suivit à la lettre. Je réalise alors qu’il n’a aucune idée de comment “peindre” le mur… Je dois donc donner un cour intégral de peinture en batiment à mon ouvrier, qui à chaque explication me baiserait les pieds de gratitude de le sauver de cette impasse. Hilare de savoir exactement ce qu’il a à faire, il travaillera toute la nuit sans s’arrêter, et achèvera le travail au petit matin du jour suivant avec un fini impeccable. ok ca a un peu bavé partout sur le sol, mais au fond c’est de ma faute puisque j’avais “assumé” qu’il fallait peindre uniquement le mur…lui il aura foutu de la peinture partout, mais le mur est bleu flamboyant. En Chine, il faut donc ne pas hésiter à manager par taches, et les préciser au delà du supportable, ce qui prend énormément de temps, sous peine de n’obtenir que frustrations…Et surtout, surtout, ne jamais rien assumer…

Reprenons. Même projet, mais le décor est en France….(la suite au prochain post…)

2 Comments to “De la délégation de taches, et ses difficultés culturelles: épisode 1, la Chine…”

  1. Damien B says:

    lü se ? Forcément si tu lui dis vert et que tu veux bleu, y’a de quoi le bloquer 😀

    • MetaJulien says:

      Bon, j’ai pas brillé sur ce coup la je le reconnais…arf, après trois ans de Mexique mon chinois a foutu le camp…il fallait lire bien sur 蓝色 lan se…Merci Damien!

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